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Institut des Oblates du Coeur de Jésus

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Témoignages d'Oblates Affiliées et Couples Affiliés

Notre vie d'oblats affiliés

Nous avons fait notre oblation en 2004. L’oblation, c’est le point de départ de notre engagement dans l’institut des Oblates du Cœur de Jésus. Nous nous sommes mariés en 1992, et nous avons quatre enfants de 21, 20, 14 et 12 ans. Nous vivons dans un petit village aux confins de la Lozère, de l’Ardèche et de la Haute-Loire. Après nous être souvent déplacés pour le travail de Jean, c’est là que nous avons voulu nous fixer. Nos racines familiales sont dans le Massif Central, et nous aimons la vie en milieu rural.

Qu’est-ce qui a changé dans notre vie depuis que nous nous sommes engagés dans l’institut ?

Très vite après notre mariage, nous avons ressenti le besoin de nous engager dans une communauté afin de pouvoir partager notre foi et vivre plus fortement la dimension missionnaire à laquelle tout chrétien est appelé. Dans la période qui a précédé notre mariage, nous avions une vie riche, avec des engagements en paroisse, et beaucoup de rencontres. Après un premier déménagement pour le travail de Jean, nous n’avions plus ces lieux d’échanges, d’enrichissement, d’approfondissement de notre foi. C’est alors que nous avons souhaité nous rapprocher d’une famille spirituelle. Cette quête a été longue. Nous nous sommes intéressés à des groupes dont nous nous sentions proches par la façon d’exprimer la foi ou la façon de prier. Mais à chaque fois l’expérience ne durait pas. Nous n’arrivions pas à concilier un engagement communautaire un peu fort et notre souhait d’être présents à notre famille, à notre paroisse, à notre quartier. A tel point que nous avions désespéré et que nous ne cherchions plus vraiment.
C’est alors que nous est parvenue une invitation à Montluçon pour l’oblation de Sylvie et Vincent FLURIN. En effet, par le passé, Françoise avait bien connu les Oblates, et c’était l’occasion d’aller revoir ses anciennes amies. C’est pendant cette cérémonie d’oblation que nous avons senti que c’était là que Dieu nous voulait. Cette démarche d’offrande de notre vie dans la simplicité d’un quotidien « là ou Dieu nous a planté » rejoignait nos aspirations profondes : un engagement fort, mais tout en restant dans notre milieu habituel : village, travail, paroisse, etc.
Aujourd’hui encore, nous apprécions de pouvoir vivre en communion avec les membres de l’institut ce qu’est notre mission, ici en Lozère, en famille, etc. C’est un appui, une nourriture, un soutien que ces échanges sous différentes formes avec d’autres personnes qui partagent le même désir dans d’autres lieux.

Jean : Dieu est parfois surprenant. Jamais je n’aurais pensé que ma place pouvait être dans une communauté comme celle-là. Je n’étais vraiment pas séduit par les apparences (façon de prier, rythme et forme des rencontres, etc.) Mais tout de suite j’ai compris que les intuitions fondamentales rejoignaient mon désir profond ; que Dieu me voulait là ; que Dieu Nous voulait là avec Françoise. Bien sûr, une décision comme celle-là ne se prend pas en un jour, et il a fallu confirmer cette première impression, faire connaissance avec l’institut, préparer cet engagement.
Alors, l’oblation, qu’est-ce que ça a changé pour moi ? J’aurais envie de dire : « rien et tout ! » Rien, car mon quotidien est le même : mon travail, mes enfants, mon épouse… La vie est toujours la même… et en même temps tout change. Tout change parce que je ne suis plus le maître de ma vie. Ma vie est donnée. Donnée à Dieu, mais concrètement, donnée pour ceux qui m’entourent. Dans mon travail d’artisan, je ne travaille pas d’abord pour ma réussite personnelle, mais pour servir des clients qui ont besoin de mon travail. Dans ma vie de couple, je ne suis pas là pour chercher à profiter de l’amour de Françoise, mais pour l’aimer, la rendre heureuse. Et c’est un cadeau que je reçois « en plus », que de ressentir son amour. Tout cela est régulièrement « à remettre sur le métier » car l’égoïsme a tôt fait de reprendre sa place. Nos rencontres en institut m’y aident.


Françoise : A partir du moment où nous nous sommes engagés dans l’Institut, je ne me suis plus demandé où était ma place dans l’Eglise. L’oblation est la racine, le fondement de mes engagements : accueillir l’Amour de Dieu dans sa Parole, dans l’Eucharistie, dans les temps de prière pour en vivre et aimer ceux qui m’entourent, d’abord ma famille, puis les amis et voisins. Nous sommes aussi invités à participer à la mission de l’Eglise là où nous sommes : je le vis en étant engagé dans la catéchèse, en participant à l’animation de la liturgie et à la vie d’un groupe de prière et au temps d’adoration hebdomadaire dans notre paroisse.
Le lien avec les autres membres de l’Institut se fait d’abord lors des rencontres à Montluçon deux fois par an mais aussi dans des temps d’échange à Lyon avec d’autres membres de l’Institut, et puis par les courriers, internet, etc. Des thèmes de travail pour approfondir notre foi et notre charisme nous guident et nous stimulent pour vivre notre oblation au quotidien. « Notre vie est simple entre toute ; restons dans la simplicité de notre faiblesse… aimons Dieu, notre Seigneur et tous ceux qu’il aime, tout est là. » (Louise-Thérèse).

Françoise et Jean : Depuis quelques temps, nous avons mis sur pied un petit groupe « d’Amis de Louise-Thérèse ». Nous nous retrouvons une fois par mois avec d’autres personnes de notre secteur qui s’intéressent au « charisme » de Louise-Thérèse. C’est pour nous une chance de pouvoir régulièrement nous replonger dans l’esprit de l’Institut et de partager notre vie spirituelle avec d’autres.

Françoise et Jean - novembre 2013

 

Comment je vis mon Oblation de laïque Affiliée ?

Je vais essayer d'exprimer les choses telles que je les ressens au plus profond de moi-même en étant vraie selon le souhait de notre fondatrice, la Bienheureuse Louise Thérèse de Montaignac : « plus être que paraître».

Dans ma vie personnelle et professionnelle :

Le 11 juillet 1994, je prononçais mon Oblation au Cœur de Jésus dans l’Institut des Oblates à la Maison Mère à Montluçon.
Par cette Oblation, adhésion profonde à la Personne du Christ, je m’engageais à témoigner que son Cœur est source inépuisable de vie et d’amour. J’acceptais de me laisser transformer jour après jour.
J’ai appris la confiance, l’abandon en Celui qui est tout.
A l’époque, le cheminement s’est fait rapide, rayonnant, l’Oblation me poussait sans arrêt à être plus, à faire plus. J’ai essayé de mettre mes pas dans ceux du Seigneur.
Mon état de femme mariée, mère de deux enfants, chef d’établissement d’une école catholique, bien sûr n’avait pas été transformé mais mon regard, lui, me semblait changé. Je devenais plus attentive au monde qui m’entourait, mon écoute était plus grande, mon sens de l’accueil plus ouvert.
Vivre l’Oblation dans le quotidien ne fut pas toujours facile, le chemin est souvent caillouteux mais j’ai pu constater que la force donnée par l’Oblation me permettait, quelles que soient les chutes, de me relever et de reprendre la route car je savais au fond de moi qu’Il était toujours là… Amour présent. Alors comment ne pas Le partager ? Comment ne pas communiquer sa Lumière ?

Dans ma vie familiale et conjugale :

J’ai partagé dès le départ cet appel reçu avec mon mari. Il m’a aidée dans ma démarche en respectant mon désir de répondre : « Oui, Seigneur, me voici ». Présent, actif lorsqu’il le fallait, patient lorsque cela était nécessaire, notre amour n’en a pris que plus de force et si, aujourd’hui, je suis la seule à avoir fait mon Oblation, je me pose souvent la question : qui de nous deux est le plus Oblat ?
Cette force qui nous a été donnée, j’essaye de la partager avec d’autres couples en les accompagnant notamment dans les passages difficiles que réserve parfois la vie. J’ai une attention toute particulière pour le sacrement du mariage, dans une vision profondément chrétienne, en cette époque où l’on enregistre une crise diffuse de cette institution fondamentale.


Au niveau de l’Institut :

De plus en plus de laïcs chrétiens souhaitaient cheminer et s’engager dans l’Institut en tant qu’Oblats. J’ai pu les rencontrer et les aider autant que faire se peut dans leur approche au cours des années durant lesquelles la responsabilité de la branche des Affilié(e)s de France - Belgique m’a été confiée.
J’ai eu la chance aussi de participer à la rédaction des Orientations de Vie des laïcs Affiliés. Ce fut une expérience riche et forte. Un véritable lien s’est établi entre Oblates Religieuses, Oblates Séculières et Oblates Affiliées.
J’ai pu vivre pleinement mon Oblation dans la rencontre avec les autres Oblates du Cœur de Jésus dans le monde en les rencontrant au Portugal, en Pologne ou en Amérique Centrale. Nous avons pu partager nos vécus et nous enrichir mutuellement par nos situations diversifiées. Ce cheminement, ces échanges, se sont réalisés dans un grand respect de chaque personne afin que les valeurs spécifiques de chaque pays ne soient pas reniées ou sacrifiées mais portées à leur plénitude.
Libérée de ces responsabilités, j’ai pu répondre à l’appel de mon Eglise locale et j’ai accepté de vivre mon Oblation plus au cœur de mon diocèse, au sein d’une petite équipe de réflexion spirituelle constituée autour de notre Evêque.

Pour moi aujourd’hui vivre mon Oblation c’est tout simplement :
- répondre présente là où le Seigneur me demande et dans la mesure de mes moyens ;
- accompagner ceux qui m’appellent dans leur mal vivre, leurs souffrances ;
- rester fidèle aux valeurs essentielles de parole, d’amitié, d’engagement, qui font ma vie d’Oblate ;
- témoigner de l’amour reçu tant dans ma vie de couple que dans ma vie d’Oblate ;
- vivre une famille spirituelle dans laquelle je me suis sentie conviée, en en acceptant les règles ;
- vivre surtout le mieux possible la Parole du Christ, m’en nourrir, la prier et la partager avec d’autres, évangéliser dans la mesure de mes moyens en me rappelant sans cesse la phrase de Louise Thérèse : « Je ne vous veux pas autrement que les Apôtres après la Pentecôte ».